Hello mes Loupiotes !
C’est l’heure des révélations, vous êtes prêts ?! Hehe. Lorsque j’ai lancé ce blog, il y a plus de quatre ans, j’étais fumeuse. (Je vous entends dire « naaaan?! ») Je n’en ai bien évidemment jamais parlé ici, car il était inconcevable pour moi de manger sain, de faire du sport et d’être fumeuse. Je n’assumais pas, tout simplement. Aujourd’hui, nous sommes le 1er novembre, début du #MoisSansTabac. J’avais envie de partager mon expérience avec vous, pour vous aider à arrêter, s’il y a des fumeurs parmi vous. Comme de nombreux fumeurs, j’ai arrêté de nombreuses fois. Mais il y avait toujours une occasion de reprendre « juste une cigarette » : un évènement, une émotion forte, un stress, un coup dur de la vie.
Mon père était un gros fumeur. Hélas son tabagisme excessif l’a conduit à nous quitter lorsque j’avais 24 ans. Cela aurait dû me pousser à arrêter plus tôt, mais je n’y arrivais pas. J’avais vu sur lui les effets dévastateurs et létaux de la cigarette et je me décevais en ne parvenant pas à mettre fin à cette addiction.
J’ai commencé à fumer à 19 ans, soit presque 10 années de tabagisme plus ou moins poussé, avec de courtes périodes d’arrêt. J’ai fumé un paquet par jour à une époque, puis juste une cigarette, et « quelques clopes en soirée » selon les périodes. Pourtant, je savais qu’il n’y a pas de « petit » tabagisme. Il n’y a pas de cigarette moins grave qu’une autre. Fumer, c’est fumer. Point. Peu importe le nombre de cigarettes consommées. Je ne vais volontairement pas développer dans cet article, les méfaits du tabac. Nous le savons. Chaque fumeur sait qu’il empoisonne chacune des cellules de son corps petit à petit.
Je vais simplement vous parler de mon parcours pour me débarrasser de cette drogue.
Comme tout fumeur donc, j’ai fait plusieurs tentatives d’arrêt. À chaque fois, j’essayais de tout arrêter du jour au lendemain. J’ai tenu quelques jours, quelques semaines parfois, mais mes différentes entreprises se sont toujours soldées par un échec.
« La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. » A. Einstein
Le jour où j’ai lu cette phrase, j’ai compris l’origine de mes échecs. J’essayais d’arrêter en mettant systématiquement en pratique la même méthode: arrêter du jour au lendemain. Il fallait que ça change.
En juillet 2015, je suis partie en vacances avec ma mère et mon petit frère. Tout deux détestent l’odeur de la cigarette. J’ai négocié avec eux de ne fumer qu’une seule cigarette par jour. À l’époque, j’en fumais 10 à 15 … Je vous laisse imaginer l’appréhension que j’avais à l’idée de partir en vacances. Mais au final, qu’elle ne fut pas ma surprise en constatant que tout se passait bien. Je tenais toute la journée en sachant que, le soir venu, je pourrai fumer une cigarette. À mon retour à Paris, j’ai suivi le même rythme, hors de question de faire marche-arrière. Puis j’ai diminué les cigarettes. Je ne fumais plus une cigarette par jour mais une cigarette en soirée. Parfois, je craquais, mais je ne baissais pas les bras. Certains jours étaient durs. Le manque de nicotine me faisait pleurer, j’étais enragée ! Mais je refusais d’êtres esclave du tabac. Je voulais m’en libérer. J’ai tenu bon. J’ai arrêté de fumer. C’était il y a deux ans.
L’étape suivante, fut l’investissement dans une cigarette électronique. C’était une belle erreur, je ne le savais pas à ce moment là. Je me reposais dessus pour ne pas craquer sur la cigarette mais j’entretenais mon addiction à la nicotine. Je peux vous le dire tout suite, arrêter de vapoter, c’est très dur aussi ! J’ai donc procédé par étape. J’ai baissé les doses de nicotines très lentement. Je savais que pour réussir, il fallait que j’y aille à mon rythme, comme pour la cigarette.
Tous les deux mois, je baissais le niveau de nicotine… 12… 9… 6… 3…0 …3.. 0..3
Je stagnais entre 3 et 0 mg et n’arrivais pas à arrêter définitivement. Chaque semaine, je me disais, « demain tu arrêtes de vapoter ». Je tenais une demie journée, je craquais. C’était trop dur. Je m’en voulais de céder et de vapoter à nouveau.
Un jour, je parlais avec un ami et je lui dis « Le jour ou j’aurai complètement arrêter de vapoter, je serai tellement fière de moi ! Je serai heureuse, ce sera une victoire incroyable »
En lui parlant, j’ai compris ce qu’il fallait que je change dans ma méthode : la visualisation. À chaque arrêt, je m’imaginais lutter. Je m’imaginais souffrir du manque et je craquais.
Le jour où j’ai arrêté de vapoter, je me suis tout simplement imaginé réussir. Je me visualisais sans cigarette électronique, libre, heureuse, déterminée et gagnante. Je me visualisais arrêtant FACILEMENT la cigarette électronique. Ça a touché changé. J’ai arrêté. Vraiment.
Si vous êtes fumeur, je ne peux que vous conseillez d’arrêter, encore et encore jusqu’à que vous trouviez votre méthode. Au final, ce sont pas des échecs , se sont de belles tentatives d’atteindre une vie plus saine.
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Quelques conseils :
A partir du moment où vous avez arrêté de fumer, peu importe le nombre d’étapes par lesquelles vous serez passé, ne touchez plus jamais une cigarette ! Vraiment. Il ne faut pas tomber dans le piège et se dire « Allez, juste une. » Ce n’est jamais, « juste » une cigarette. Si vous touchez une cigarette, c’est elle qui prend le pouvoir sur vous. Dans ces moments d’hésitations, rappelez vous le long parcours que représente l’arrêt du tabac. Vous n’avez pas envie de devoir le refaire. Vous êtes libre. Ne revenez pas en arrière.
Après les gros repas, la tentation est grande. Personnellement j’avais toujours des chewing-gum sur moi. J’en mâchais un, à la menthe, après avoir mangé, et c’était ok !
Je vous recommande également de faire cette séance d’hypnose en ligne sur YouTube pour arrêter de fumer. Je l’ai faite de nombreuses fois à l’époque. Elle m’a énormément aidé et apaisé.
Si vous avez des émotions fortes ou du stress, que vous soulageriez normalement par une cigarette : faites du sport. Ça marche vraiment ! 15 minutes de HIIT ou un petit run et hop, on n’y pense plus. La production d’endorphines pendant l’effort est un anti-coup de blues radical. Et en plus le sport va vous permettre de surveiller votre ligne pendant l’arrêt 😉
Mettez toutes les chances de votre côté, par exemple en lisant des livres sur l’arrêt du tabac, en utilisant des applications qui soutiendront votre arrêt (nombre de jours sans tabac, économies réalisées, trucs et astuces pour vivre mieux sans cigarette) Achetez et lisez le livre d’Allen Carr « La méthode simple pour en finir avec la cigarette ». Cet ouvrage a aidé des milliers de personnes, moi y compris. Je vous le recommande !
En cas de manque, arrêtez ce que vous êtes en train de faire et quittez la pièce. Allez marcher, appeler une amie, servez-vous un thé. Bref, occupez-vous quelques minutes. L’envie passe très vite au final.
Evitez les substituts nicotiniques. Ils ne font que retarder le problème.
Quelques mots concernant la prise de poids pendant le sevrage… Il est vrai que le manque de nicotine se traduit par une sensation très proche de la faim. On n’a vite fait de se tromper ! Essayez de manger en pleine conscience. Posez-vous systématiquement la question « Est-ce que j’ai vraiment faim ? » Si la réponse est non, préparez-vous un thé ! J’en ai bu des litres pendant mon sevrage ^^
Enfin, prévenez votre entourage que vous arrêtez de fumer. Pendant la période de sevrage, on peut être un peu nerveux et facilement irritable. Vos proches sauront mieux vous soutenir si ils connaissent le contexte dans lequel vous êtes !
J’espère que cet article motivera quelques personnes à arrêter ou aidera ceux qui ont un peu de mal. Vous allez bientôt retrouver votre santé, votre souffle, une haleine fraiche, une odeur de lessive sur vos vêtements, et le teint radieux le dimanche matin. Pas mal non ?
Aujourd’hui, je suis une ex-fumeuse. Et toi ?