Il y a quelques temps, je me suis rendue à un évènement donc le format était assez classique : un cours de sport (HIIT) suivi d’une présentation produit.
Avant de commencer son cours, le coach demande si certaines personnes ont des blessures à signaler. Et là, la salle se divise en deux parties : les yogis vont bien et les runneuses lèvent toutes la main (moi y compris, pour mes problèmes de genou). En fin de cours, nous nous étirons. Je me rends compte que les adeptes de yoga ont une souplesse extraordinaire et que les pratiquantes de course à pied peinent à s’étirer.
J’étais un peu ahurie en sortant de cette séance de sport ! Je me suis beaucoup interrogée sur les bienfaits de la course à pied. C’est mon sport préféré ! Je l’aime d’amour, je ne peux pas m’en passer. On court pour être en forme, pour faire marcher notre coeur, pour améliorer notre santé.
Les bienfaits du running sont connus : la course favorise la perte de poids, destresse, renforce le coeur, renforce le système immunitaire, protège des maladies cardio vasculaires. La liste est encore longue.
Mais quand on voit le nombre de blessés, on peut se demander : courir est-il vraiment si bénéfique ? À partir de quel moment la course devient-elle nocive ?
La réponse est dans l’écoute de soi non ? Il faut savoir être progressif dans sa pratique, avancer étape par étape, savoir s’arrêter quand on a une gêne ou de la fatigue. Finalement, je me demande si ce n’est pas la mentalité « No pain, No gain » qui conduit autant de coureurs à la blessure. La clé pour pratiquer en toute sécurité est peut-être dans l’équilibre. Comme pour tout, les abus sont mauvais. Pour que la course à pied reste une pratique saine, il faut accepter de progresser par étape, accorder beaucoup d’attention à la récupération et varier avec d’autres pratiques sportives.
Ces derniers temps, suite à cette réflexion, j’ai mis en place quelques changements :
Je pratique de plus en plus le yoga en cours collectif ou à la maison. Je sélectionne principalement des séances de yoga pour runners, qui privilégient les étirements. J’en fais en moyenne trois fois par semaine. Les séances sont courtes, de 15 à 30 minutes comme celle-ci ou celle-là.
Je m’hydrate énormément. Vraiment beaucoup. Cela évite la déshydratation, source de fatigue et de blessures musculaires. D’ailleurs, c’est assez curieux, mais je me rends compte que lorsque je bois beaucoup d’eau, j’ai moins mal au genou. Je pense que c’est parce que l’eau participe à l’adaptation cardiovasculaire, en conditionnant le volume sanguin. (Des experts par ici pour confirmer cela ?)
Je cours lentement, en endurance fondamentale. On a tendance à vouloir aller vite, à battre son RP, à vouloir épater la galerie ou tout simplement à accélérer l’allure pour ne pas s’ennuyer. Mais les bienfaits du footing lent, à 150 BPM / minute en moyenne sont intéressants : le sang circule plus vite qu’au repos, sans pour autant créer de nouveaux dommages et les déchets générés par l’entraînement sont évacués.
Sur les conseils de mon kiné, je pratique la technique des jambes en l’air, et c’est tout simplement miraculeux !! Tous les soirs, je m’allonge dans mon lit, les fessiers contre le mur et les jambes à 90 degrés. Je reste dans cette position pendant une dizaine de minutes. Le sang « se vide » des jambes. Lorsqu’on revient en position normale, le sang est renouvelé et la récupération accélérée. Les douleurs disparaissent ! Magique !
Que pensez-vous de cette réflexion ? Avez-vous d’autres astuces pour que la course à pied reste une pratique saine ?