Pourquoi (et comment) devient-on végétarien ?

Après quelques années de flexitarisme, en mars 2019 je suis devenue, pesco-végétarienne et depuis cet été, je suis végétarienne. Pour vulgariser un peu la chose, avant je mangeais de la viande de manière très occasionnelle, puis j’ai complètement arrêté il y a un an et demi. Je continuais de manger du poisson de temps en temps. Et cet été, gros déclic, j’ai arrêté le poisson pour devenir 100% végétarienne (à tendance végétalienne, nous le verrons plus tard)

POURQUOI DEVIENT-ON VEGETARIEN ?

Pour diminuer la souffrance animale

Un dimanche de mars 2019, je suis tranquillement installée dans mon canapé lorsque je reçois une notification Facebook. Ma mère  me partage une vidéo qu’elle vient de voir. Je clique dessus sans me poser de question et j’assiste pleine d’effroi à une vidéo de torture animale. Elle se passe sur un marché en chine. Des dizaines de chiens sont entassés dans de toutes petites cages et pleurent. Un homme en attrape un par le cou avec un lacet et commence à le frapper violemment sur le museau. L’animal hurle de douleur et se débat. Je coupe la vidéo pétrifiée. J’ai pleuré pendant plus d’une heure après avoir vu ça. J’ai immédiatement fait le lien avec la viande que je mettais dans mon assiette. Les animaux que je consommais devaient certainement subir le même sort par ma faute. Je décidais de ne plus manger de viande.

Voilà comment j’ai arrêté de manger des mammifères du jour au lendemain.

Je continuais de manger du poisson, de temps à autre. La plupart du temps au restaurant ou chez des amis, quand je n’avais pas d’option végétarienne. Je me disais « Ce n’est pas pareil le poisson, il ne souffre pas »

Et puis cet été, j’ai dévoré le livre de Hugo Clément « Comment j’ai arrêté de manger les animaux »

Deuxième claque. Il décrit énormément l’intelligence animal notamment celle du poisson, ainsi que leurs « ressentis » : peur, douleur… Beaucoup de similitudes avec nos comportements. Après seulement 50 pages, j’étais végétarienne…. à tendance végétalienne. J’ai décidé de limiter (et non pas arrêter) ma consommation de fromages et d’oeuf. (Je consomme déjà régulièrement depuis longtemps des laits et yaourts végétaux)

Il raconte notamment l’histoire d’un vache à lait qui était, comme toutes les vaches à lait, inséminée de force chaque année. Et chaque année, on lui enlevait son petit. Elle meuglait, était très agitée pour mon montrer sa souffrance, mais peu importe. On lui enlevait son petit et on lui prélevait son lait. Un jour, la vache met bas. Mais ne produit pas de lait. La raison était simple. Elle avait eu des jumeaux et avait mis bas du deuxième en cachette dans le prés. Chaque jour, elle allait l’allaiter en secret et revenait le soir pour la traite… sans lait ! Les vaches ont un niveau de complexité des émotions que l’on préfère ne pas imaginer pour déguster tranquillement son morceau de camembert… J’ai donc décidé de limiter ma consommation de produits laitiers. Je ne dis pas « arrêter » car il m’arrive encore de temps à autre de savourer un morceau de fromage. Mais j’essaie au maximum d’en surveiller la provenance.

Le livre m’apprend également que les poules pondeuses, à partir de 18 mois sont tuées car elles ne produisent plus assez d’oeufs. Dans la nature, une poule peut vivre jusqu’à 10 ans !

Depuis, j’ai découvert « L’oeuf qui ne tue pas la poule » des boites d’oeufs vendues chez Monoprix, Naturalia, Franpix. Le concept est super, novateur et respectueux de toute forme de vie, Poulehouse propose le premier « œuf qui ne tue pas la poule » avec un mode de production responsable et sans abattage. Les poules vivent toute leur vie au même endroit que ce soit dans la ferme pilote du Limousin ou chez les éleveurs partenaires.

Pour faire du bien à la planète

Clairement on ne peut pas se dire sensible à l’écologie et manger des animaux. Trier ses déchets, utiliser des cotons réutilisables, couper l’eau du robinet sous la douche… C’est du pipi de chat à côté du fait d’arrêter de manger des animaux ! Pourquoi ? Tout simplement parce que l’exploitation animale (boeufs, poulets, lapins qui finissent dans nos assiettes) est l’industrie la plus polluante au monde. Elle pollue autant la terre que la mer. 

70% de la surface agricole mondiale est utilisée pour l’industrie de la viande et du lait

63% de la déforestation de l’Amazonie est due à l’industrie de la viande

L’élevage est responsable de 15% des gaz à effet de serre

Un végétalien émet 2,89Kg de CO2 par jour contre 7,19kg pour un omnivore !!!!

Les élevages bretons de porcs produisent autant de MERDE que 60 millions d’habitants (vive le jambon ^^)

Bref, je pourrais vous donner des chiffres pendant 10 pages encore mais on s’en fiche en fait. L’idée est simplement de prendre conscience de l’impact monumental de notre consommation de produits d’origine animale sur la désastre écologique que connait la planète actuellement.

Si vous voulez vous renseigner sur le sujet, je vous invite à regarder le documentaire COWSPIRACY sur Netflix. 1h30 pour changer votre vision du monde. (Je vous en reparlerai prochainement en détail dans un autre article)

Pour être en meilleure santé.

La viande est très inflammatoire pour l’organisme et est à l’origine de nombreux cancers. (Je n’invente rien , il s’agit d’une déclaration de l’Organisation Mondiale de la Santé https://www.who.int/features/qa/cancer-red-meat/fr/ )

Les végétariens sont moins sujet à de nombreux problèmes de santé : maladies cardiovasculaires, certains cancers (intestin, prostate, côlon, pancréas, sein, poumons), attaques cérébrales, diabète, hypertension, obésité, alzheimer.

Vous avez lu ou entendu que les végétariens sont carencés ? Si le végétariens en question se nourrit de pâtes et pizzas 4 saisons, oui en effet il est carencé. Comme un omnivore qui mangerait la même chose.

Mais si on adopte une alimentation équilibrée basées sur du végétale, il n’y a aucune raison d’être carencé !

Une alimentation végétarienne, va vous pousser à consommer plus de fruits et légumes donc plus de vitamines, minéraux et fibres et ça c’est excellent  !

COMMENT DEVIENT-ON VEGETARIEN ?

En se cultivant, et en s’informant

Parfois j’échange avec mes proches sur les documentaires que j’ai pu voir ou les livres que j’ai pu lire et qui m’ont encouragé à devenir végétarienne. La réponse est toujours la même :

« Je ne préfère pas regarder » .. Et je dois dire que ça m’agace un peu ! La méconnaissance, volontairement cultivée, sur l‘intelligence et la souffrance animale permet de manger des animaux en toute tranquillité sans se questionner. C’est la politique de l’autruche : je mets la tête dans le sable et je fais comme si je ne savais pas.

Alors si vous êtes un peu sensible au sujet, la première chose à faire est de vous cultiver ! Voici quelques idées :

LIVRES

  • Comment j’ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
  • Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer
  • Vegan Débutant de Marie Lafôret

DOCUMENTAIRES

  • Cowspiraty (Dispo sur Netflix Le docu qui te fait devenir végétarien du jour au lendemain)
  • What the health ? (Dispo sur Netflix)
  • The Game Changer (Netflix)

SITE

En prenant son temps

On n’est pas obligé de devenir végétarien du jour au lendemain. Je suis la première à avoir eu un cheminement très long. On teste des choses, on s’informe et puis petit à petit les déclics se font. Je pense qu’il faut être indulgent et bienveillant avec soi-même. Nous vivons dans une société dans laquelle les produits d’origine animale sont la base de notre alimentation. Nous avons grandi avec cette idée là. Il est normal de prendre du temps pour changer cette vision des choses

En découvrant quoi mettre dans son assiette

Oui parce que voilà, tu as décidé de ne plus manger les animaux mais du coup, tu ne sais pas trop quoi mettre dans ton assiette. Et cette histoire de protéines… Comment va-t-on faire pour ne pas en manquer ?

Voilà comment composer de manière très simple une assiette végétarienne complète et équilibrée :

CHOISIS UN LEGUME DE SAISON : artichaut, aubergine, brocoli, cèpes, chou-fleur, concombre, courgette, fenoul, haricots verts, poivron, roquette

CHOISIS UNE SOURCE DE PROTEINE :

Soja et dérivés : tofu, miso, natto, tempeh, oeuf (qui ne tue pas la poule !)

CHOISIS UNE SOURCE DE FECULENT : pomme de terre, riz, quinoa, blé, sarrasin

OU tu peux également remplacer la protéine et le féculent par l’association décrite ci-dessous qui te permet d’avoir un apport optimale en protéines végétales :

Combinaison alimentaire créant des protéines complètes :

Céréales complètes (riz – blé – seigle – avoine – orge – sarrasin – quinoa – petit épautre) (2/3) + légumineuses (lentilles – pois – haricots)  (1/3)

Exemple d’assiette 1 : Fondue de poireaux et poivrons, riz et lentilles façon risotto

Exemple assiette 2 : Salade de roquette et concombre sauce à la menthe, frites de patate douce et tofu à la japonaise.

C’est plutôt simple non ? Si tu as des questions n’hésite pas à les laisser en commentaire, j’y répondrai avec plaisir !

11 commentaires sur « Pourquoi (et comment) devient-on végétarien ? »

  1. Bonjour à toi, merci pour cet article. Il est complet je vais acheter le livre de Hugo Clément. Ca m’intéresse énormément car je travaille chez un traiteur. Alors certes c’est local frais et de saison pour tous les produits mais il y a beaucoup de viande (local) mais aujourd’hui j’évolue et je souhaite faire mon bout de chemin vers le végétarisme. Avais tu déjà fait un article sur le soja ? Car on entend tellement de choses négatives .. en tout cas merci pour ce sujet hyper interessant, belle soirée Pauline, Hélène

    1. Hello Pauline !
      J’adore ton blog et je te suis tous les jours sur Insta. Merci pour cet article, qui me rappelle plusieurs de mes lectures.
      J’ai été végétarienne pendant 2 ans, en me documentant correctement mais malheureusement, avec un changement de contraception (stérilet), pas mal de sport et un métabolisme un peu capricieux, je me suis retrouvée carencée de façon assez importante.
      De fait, j’ai dû reprendre le flexitarisme. Ça a été une déception pour moi mais dans ce cas, j’ai privilégié ma santé. Je continue de consommer de manière responsable, en privilégiant le poisson.
      Parfois, on aimerait bien adopter un mode de vie mais le corps ne suit pas…
      Mais merci à toi d’encourager un mode de vie plus respectueux des animaux et de l’environnement, j’aurais bien aimé poursuivre sur cette voie 😉

      1. Flexitarien moi je trouve que c’est déjà très bien ! Si tout le monde faisait comme toi !! Merci beaucoup pour ton message Camille 🙂

    2. Coucou Hélène ! Merci beaucoup pour ton message ! Je n’ai pas écrit d’article sur le soja mais clairement c’est sur ma TO DO car on entend absolument n’importe quoi sur le sujet !!!

      1. Je rebondie sur le soja, j’ai des nodules sur ma thyroide et le soja est considéré comme goitrogène, du coup je suis à la recherche d’autre chose afin de varier aussi un peu. Et dans les livres de recettes cela tourne beaucoup autour du soja donc si t’as des idées…

  2. Hello !
    Super intéressant ton article. Je me reconnais dans pas mal de choses… Je suis flexitarienne depuis un bon moment (et puis faut avouer que la viande, surtout la rouge, m’a toujours dégouté …) et je suis devenue pescovegetarienne depuis la rentrée (c’est tout récent!).
    Par contre j’ai assez peur de ne pas réussir à manger suffisamment équilibré étant donné que je suis également colopathe et que les légumineuse ont beaucoup de mal à passer … Aurais-tu des astuces ? Comment gères-tu colopathie et végétarisme ?
    Merci d’avance

    1. Coucou ! Je vais écrire un article complet à ce sujet mais en gros je mange comme indiqué dans cet article 1 légume, 1 féculent et 1 protéine type tofu ou oeuf 😉

  3. Bonjour ! Il manque : Pour lutter contre la malnutrition car les céréales qui servent à engraisser « notre » bétail sont pour la plupart cultivées dans des pays où les gens crèvent de faim et où on préfère exporter pour faire de l’argent plutôt que nourrir le peuple… Quand j’ai appris ça à 17 ans, j’ai arrêté de manger de la viande, puis en me documentant, le poisson, puis… même parcours ! Chouette article.

  4. Bonjour Pauline. Je suis flexitarienne depuis un moment et je n’arrive pas à sauter le pas complètement… je lis des livres et regarde des reportages je vais ajouter tes sources d’ailleurs et j’espère dans quelques temps être totalement végétalienne. C’est dur car je n’ai pas étais élevé comme ça (comme beaucoup d’entre nous je pense) et c’est toute sa façon de préparer les repas qui est à repenser, les repas chez les amis, les restos…. 😳🙄
    Bref, j’y travaille lentement mais sûrement lol
    Merci pour cet article !

    1. Merci beaucoup pour ton message Julie ! C’est tout à fait normal que ça prenne du temps ! La nourriture c’est la famille, les amis, la convivialité. Quand on supprimer les produits animaux, on change tout et on remet tout en question. C’est un sacré travail ! Petit à petit !

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